Gymnastique de libération émotionnelle



La libération émotionnelle par le mouvement

 

Les émotions « peur », « colère » et « tristesse » laissent des empreintes et sculptent notre corps.

 

Dès l’enfance, nos émotions nous traversent. Nos muscles se contractent et nos articulations se raidissent. Idéalement, ces émotions nous traversent puis « digérées », elles sont évacuées et le corps retrouve son état initial et recouvre sa posture idéale.

 

Toutefois, les émotions primaires comme la peur, la colère ou la tristesse se répètent fréquemment dans nos vies. Celles-ci finissent par s’accumuler et engendrer crispations, raideurs, blocages. La structure et la posture du corps se modifient progressivement. C’est ensuite qu’apparaissent les douleurs et les limitations dans nos mouvements physiques mais aussi psychiques.

 

Pour libérer notre corps de ces traces émotionnelles qui perdurent et nous entravent, nous devons remettre du mouvement là où c’est bloqué et retrouver un fonctionnement du corps naturel et originel. Retrouver ainsi nos sensations du corps avec sa verticalité et recréer le lien corps-esprit.

 

Source : photo Carnival of souls, 1923, Common Wikimedia

La PEUR


 

 

Où s’imprime principalement la peur sur notre corps ?
La peur s’inscrit dans le bassin et tout le bas du corps. Pour certains, c’est comme si par peur de tomber, d’être déséquilibrer, nous crispons nos jambes et verrouillions notre bassin. Pour d’autres, au contraire, ils vont concentrer leur force dans le haut du corps pour mieux résister. Dans ce cas, le bas du corps sera peu vigoureux et peu tonique.

 

Les signes qui dénotent un corps marqué par la peur sont un bassin très cambré (vers l’arrière) ou très affaissé (vers l’avant). Des orteils tels des griffes plantées dans le sol, des genoux raides ou faibles, des cuisses aux muscles raides et  sans tonicité.

 

Comment libérer son corps de la peur ?

Cela consiste à assouplir ou tonifier le bas du corps jusqu’à nouveau pouvoir se tenir et s’asseoir avec le corps bien droit, c’est-à-dire avec le bassin et la colonne vertébrale alignés.

 

Exercice : la chaise imaginaire
Allongé sur le dos, joignez les mains derrière la tête et relevez les coudes vers le haut. Posez votre tête sur vos mains. Serrez et repliez vos jambes vers (contre) la poitrine. Inspirez profondément et expirez lentement par le nez quelques fois. Sans reprendre votre respiration (en apnée), montez les pieds à hauteur des genoux et formez une chaise imaginaire. Ensuite, tendez doucement les jambes vers le plafond (genoux collés). Toujours sans reprendre la respiration, revenez en pliant d’abord les genoux vers la poitrine et terminez par les jambes en abaissant les talons vers les fesses. Vous pouvez maintenant inspirer et expirer à nouveau. Faire l’exercice 20 fois.

 

Source : photo Bobo Boom, Common Wikimedia

Angry God

La COLERE


 

 

Où s’imprime principalement la colère sur notre corps ?
La colère survient généralement lors de la période d’affirmation de soi et donc de l’adolescence. Nos ados ressentent fortement nos injonctions, nos ordres (tu dois…), notre envahissement qui malmènent leur volonté de s’affirmer. Cela engendre de la colère, une émotion qui s’imprimera dans la cage thoracique. Lorsque la colère est retenue, la cage thoracique se rigidifie et le souffle devient court. Au contraire, si la colère s’exprime sans retenue, la cage thoracique peut s’ouvrir exagérément.

 

Les signes qui dénotent une colère mal gérée sont des côtes très serrées avec une respiration incomplète (haute ou basse) et rapide ne laissant pas le temps à l’air de circuler correctement. On observe également une nuque tendue, la mâchoire contractée ainsi que des mains crispées.

 

Comment libérer son corps de la colère ?
Il faut restaurer une respiration complète. C’est-à-dire, une respiration qui va du nez ou de la bouche jusqu’au plancher pelvien et inversement. Reprendre conscience et ressentir le mouvement d’ouverture et de fermeture des côtes. Arriver à ressentir le chemin parcouru par l’air est une des clés pour bien respirer à nouveau.

 

Exercice : la pince imaginaire
Allongé sur le dos, les jambes repliées et les pieds à plat sur le sol, serrez les genoux, les cuisses et les pieds. Laissez un léger espace entre vos cuisses et vos mollets. Respectez votre cambrure, posez le bassin bien au sol et posez vos mains de part et d’autre de la cage thoracique. Inspirez sur 4 temps en rentrant le ventre, en maintenant une pression légère sur vos côtes avec vos mains et cherchez à envoyer l’air le plus haut possible (le haut des poumons et des voies aériennes). Marquez un temps d’arrêt (apnée) puis expirez par le nez sur 4 temps en abaissant la poitrine, en refermant les côtes et en gonflant légèrement le bas du ventre et le pubis (poussez l’expiration jusque dans le bassin). Répétez 10 fois.

 

Source : photo Jean Marconi, Common Wikimedia

Little Sadness

La TRISTESSE


 

 

Où s’imprime principalement la tristesse sur notre corps ?
L’émotion de la tristesse est particulière à la fin de l’adolescence. Le chagrin, la honte par exemple peuvent être à l’origine de tristesses profondes. Celles-ci s’impriment et se logent dans le dos et la poitrine en provoquant des raideurs et en limitant la souplesse ainsi que la mobilité de ces parties.

 

Les signes sont un manque de tonicité général avec une poitrine refermée et un dos vouté. On peut y ajouter une tête basse avec des épaules tombantes. Au contraire, la poitrine peut également se retrouver gonflée comme une montgolfière.

 

Comment libérer son corps de la tristesse ?
Il s’agit de remettre de la mobilité dans le buste devenu très raide et d'effectuer un travail de respiration profonde. La rigidité du corps empêche effectivement la respiration primaire qui s’effectue avec une ondulation de la colonne vertébrale et la bascule du bassin. Cette respiration primaire permet également la circulation des émotions dans le corps.

 

Exercice : L’arc réflexe
Allongé sur le dos, joignez les mains derrière la tête et relevez les coudes vers le haut. Posez votre tête sur vos mains. Pliez vos jambes, pieds à plat sur le sol d’une distance de largeur des hanches. Faites quelques grandes respirations en sentant bien votre corps en appui sur le sol. Démarrez en inspirant lentement par le nez sur 4 temps en gonflant généreusement la poitrine (écartez les côtes) et en renversant délicatement la tête vers l’arrière. Cambrez le bassin ainsi que la colonne vertébrale. Ensuite, expirez sur 4 temps en reposant doucement le dos et en refermant la cage thoracique. A la fin de l’expiration, montez doucement la tête et les épaules, resserrez les coudes vers vous pour vider le corps de tout son air. Le bassin bascule automatiquement vers l’avant, pubis vers le haut. Répétez 10 fois aussi lentement que possible.

 

 

Pourquoi ne pas lire aussi : "Libérer son diaphragme pour bien respirer" de la rubrique "Se Soigner".

Source :  "La gymnastique émotionnelle" de Rosalie Evelyn (d'après article Version Femina, Caroline Dor)

 

Nous vous conseillons également le livre "La gymnastique émotionnelle®, 35 exercices pour se réapproprier son corps" de Martine Veilleux aux éditions Grancher.

http://www.grancher.com/livre-57897-La-Gymnastique-emotionnelle-35-exercices-pour-se-reapproprier-son-corps-ABC.html#.V4DUKaKUYp0


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