Les 5 blessures de l'âme


 

Les 5 blessures sont tirées d’un livre de Lise Bourbeau et elles sont le résultat des recherches de Sigmund Freud, Wilhelm Reich, John C. Pierrakos et Alexander Lowen.

 

Les blessures de « l'âme » sont des blessures profondes qui bloquent l'expression de notre véritable nature ou essence. En effet, ces souffrances existentielles permanentes dirigent notre vie en influençant notre comportement, en conditionnant nos rapports avec les autres et en décidant finalement de ce qui nous arrive. Nous avons donc perdu notre liberté. Les 5 blessures et souffrances sont : le Rejet, l'Abandon, l'Humiliation, la Trahison et l'Injustice.

 

Certaines expériences pénibles que nous avons pu vivre, nous ont conduit à adopter un comportement de défense pour faire face à ces 5 blessures. Souvent d’ailleurs, nous ne sommes pas conscients de ces protections que nous mettons en place.

 

Ces 5 protections que l’on appelle aussi « masques » apparaissent lorsque la blessure est activée ! Elles peuvent être la Fuite, la Dépendance, le Masochisme, le Contrôle ou la Rigidité. Ainsi, ce masque que l’on porte est là pour nous protéger de la souffrance accumulée tout au long de notre existence. L’inconvénient est que ces masques nous empêchent d’être réellement nous-même ! Ils nous tiennent à distance des vrais problèmes. D’une part, ils nous empêchent de mieux nous connaître et d'autre part, les masques cachent aux autres celui que l’on est réellement.

 

Les 5 souffrances ou blessures génèrent chez chacun une attitude, un comportement de protection que nous portons comme un masque pour nous éviter de revivre ces blessures. Certaines seront évidentes pour vous et d’autres peut-être plus diffuses. Chacun utilisera un masque prédominant qui lui colle à la peau et qu’il utilisera plus que les autres.

 

Les 5 blessures qui nous empêchent d'être nous même avec le masque et la peur associés :

  • La blessure du rejet provoque une attitude générale fuyante et sa plus grande peur est la panique.
  • La blessure d’abandon suscite une attitude de dépendance et sa plus grande peur est la solitude.
  • La blessure de l’humiliation engendre une attitude masochiste et sa plus grande peur est la liberté.
  • La blessure de la trahison est à l’origine d’un comportement très "contrôlant" et ses plus grandes peurs sont la séparation et le reniement.
  • La blessure de l’injustice génère un comportement rigide et sa plus grande peur est la froideur.

 

Connaître la souffrance ou subir une blessure à un moment donné conduit à la mise en place d'une stratégie de protection, "le masque" qui est activé par une peur de revivre cette blessure et de souffrir à nouveau.

 

 

 


 

La prise de conscience de notre manière de fonctionner, inconsciente et automatique, est une première étape vers plus de liberté et d’épanouissement. Surmonter nos blessures permet d’accéder à une autonomie affective, de savoir ce que nous voulons réellement et d'agir de façon cohérente.

 

Les étapes de la guérison :

  1.  Prendre conscience de sa blessure et de son "masque".
  2. Accepter sa souffrance comme sienne et ne plus accepter d'accuser les autres de sa propre souffrance.
  3. Se donner le droit d'avoir souffert et d'en avoir voulu aux autres (et ses parents). Comprendre les autres qui souffrent aussi et accusent les autres.
  4. Accepter d'avoir mal, de faire mal. Accepter le vie comme elle est. Ne plus avoir besoin de porter son masque pour se protéger. S'aimer.

 

LA BLESSURE DE REJET

 

Si l’on vous a rejeté à un moment donné, c’est comme si l’on vous avait refusé le droit de vivre. La blessure du rejet conduit à un sentiment permanent de peur d’être rejeté voire de panique. En effet, la plus grande peur est de paniquer ou de se sentir impuissant. Pour éviter de revivre une nouvelle blessure de rejet, quoi de plus simple que de fuir toute situation qui pourrait conduire au rejet. Le masque de Fuyant est marqué par l’adoption d’un comportement discret, effacé, secret, sage, renfermé, furtif… Il apprécie évidemment la solitude et il dispose de cette capacité à se rendre invisible. Face à la vie, la blessure du rejet ammène à ne pas s’attacher aux choses concrètes voire de mépriser le monde matériel ou de privilégier un monde imaginaire ou intérieur. Cela n’est qu’une protection car le « rejeté » se sent insignifiant, fade, inutile, quelconque, sans valeur… Y a-t-il une place pour lui dans ce monde et si oui laquelle ?

 

Comment Guérir de sa blessure de rejet ? Cesser de fuir et affronter la peur du rejet !
Pour commencer, il faut éviter d'alimenter sa blessure : ne plus fuir certaines situations, ne plus se dévaloriser et se traiter de nul. Au contraire, il faut apprendre à s’affirmer, à s’imposer, à prendre sa place. Une véritable expression de soi doit renaître. Faire les choses pour soi-même et non pour plaire aux autres ou pour qu’ils ne nous oublient pas. Avec le temps, les situations de panique se feront de plus en plus rares. Pour d'autres sans doute, ils ne connaissaient même pas la panique car ils arrivaient toujours à s'éclipser avant.

 

A-t-on vraiment besoin de la validation des autres pour avoir le droit de vivre ? 

LA BLESSURE D'ABANDON

 

La souffrance liée à l’abandon conduit à se sentir dépendant affectivement des autres, à souffrir de l’absence de l’autre et à l’incapacité de faire les choses tout seul. En fait, l'abandonné a très peur de la solitude. C’est pourquoi, il porte le masque du « dépendant ». Il cherche à attirer l’attention sur lui ou à obtenir du soutien. Pour cela, il peut jouer le rôle de victime (en quête de soutien), en faire trop (pour se rendre indispensable) ou alors s’imposer des responsabilités et en faire plus qu’il ne devrait (en attente de compliments). Par ailleurs, accroché aux autres dans ses relations et notamment en couple, il préfère fermer les yeux et croire que tout va bien. Ou alors, il fait preuve de jalousie parce qu’il a peur d’être abandonné. Serait-il même prêt à se rendre malade juste pour qu’on s’occupe de lui ?

 

Comment guérir de l’abandon ? Se sentir bien "seul" et ne plus chercher à obtenir l'attention !
Abandonner un projet , baisser les bras, ne pas s'occuper assez de soi et ne pas s'accorder d'attention, voilà des attitudes qui entretiennent la blessure d'abandon. De plus, à trop vouloir s'accrocher aux autres, il peut faire peur et provoquer l'abandon sans le vouloir. La solitude est la grande peur du dépendant. Il ne s'en rend pas toujours compte car il fait tout pour ne pas être seul. Il peut aussi trouver une compagnie de substitution avec la télévision, le téléphone... Pour guérir de l’abandon, le dépendant doit se prendre conscience qu’il peut se sentir bien tout en étant tout seul. Ainsi le besoin de chercher de l’attention s’estompera. Ensuite, il faut apprendre à faire des projets et les entreprendre tout seul et sans aide. Le but est de regagner de la confiance en soi et de retrouver son aptitude à se débrouiller tout seul. La solitude n'est plus un frein, elle n'est plus vécue dramatiquement.

 

A-t-on absolument toujours besoin de soutien et d'aide extérieure pour vivre et accomplir nos objectifs ?

 

LA BLESSURE D'HUMILIATION

 

Une accumulation de blessures liées à l’humiliation engendre un sentiment de honte de soi et peut-être même une peur que les autres aient honte de soi. Pour éviter d’être humilié, il se protège en s’humiliant soi-même, ainsi pas de surprise. C’est pourquoi, la blessure conduit à raconter des choses sur soi humiliantes (ou que l’on croit humiliantes) ou à se mettre dans des situations humiliantes (ou que l’on croit humiliantes). Le masochiste trouve du plaisir à souffrir et il recherche à revivre inconsciemment des situations dégradantes, rabaissantes, vexantes. Il évite ainsi qu’on les lui impose. "L’humilié" est toujours prêt à rendre service. Prêt à oublier ses propres besoins pour ne penser qu’à ceux des autres en devenant une bonne personne, généreuse et rendant service au-delà du raisonnable. Tout cela pour ne pas se sentir humilié !

 

Comment guérir de l’humiliation. ? Prendre conscience de son attitude lorsque l'on s'humilie ou se rabaisse (soi ou les autres). Vérifier si nos propres besoins sont déjà satisfaits avant de dire oui aux autres !
On alimente sa blessure d'humiliation à chaque fois qu'on se rabaisse, qu'on se compare aux autres, qu'on se dévalorise par rapport aux autres. Une autre façon d'entretenir l'humiliation est de maltraiter son corps par l'exagération (nourriture, boisson, travail, sport...). Sa grande peur est la liberté car il a peur de se retrouver sans limite et de ne pas pouvoir la gérer. Il est alors souvent convaincu de rapidement tomber dans le "trop" (abus de nourriture par ex.) ou d'en arriver à faire des choses honteuses. Il préfère donc ne pas se sentir libre ou ne pas se croire libre à cause des nombreuses contraintes et obligations qu'il se crée alors. Arrêter de porter le monde sur ces épaules peut être une voie vers la guérison. Par ailleurs, la gêne est vraiment la clé de ce sentiment de honte. Apprendre à oser demander des services sans se sentir « gênant », malplaisant, désagréable peut également refermer la blessure de l’humiliation. Ou aussi se permettre de dire « non » ou « oui » en pensant d’abord à ses propres besoins. Prendre le temps de cerner ses propres besoins avant de chercher à satisfaire ceux des autres. Ainsi, on ne se crée plus de limites et on se sent plus libre.

 

A-t-on vraiment besoin de devoir plaire pour vivre ?

 

LA BLESSURE DE TRAHISON

 

La trahison est une rupture de lien, un lâchage. La blessure va donc engendrer une angoisse de la séparation. Il se sent facilement trahi et il est prompt à accuser les autres de sa propre souffrance. Il peut se montrer sceptique, méfiant, autoritaire et sur ses gardes. Celui qui se protège de cette blessure de trahison cherche perpétuellement à assouvir son besoin de convaincre l’autre et d’avoir raison. En effet, il porte le masque de "contrôlant". Il peut même devenir agressif si ça ne va pas comme il veut. Par ailleurs, il entretient cette impression d’un individu responsable, fort, physique, rapide. De plus, il ne montre pas sa vulnérabilité et il se confie peu. Pour garder le contrôle, il se donne du mal pour tenir ses engagements quitte à user quelquefois de séduction ou d'un mensonge pour ne pas perdre la face ou ternir sa réputation. Quitte aussi à oublier ses propres besoins, il peut chercher à montrer aux autres sa fiabilité et la confiance qu’on peut avoir en lui. Parmi les 5 blessures, le contrôlant est celui qui a le plus d’attente vis-à-vis des autres !

 

Comment guérir de la trahison ? Lâcher prise et arrêter de tout vouloir contrôler !
Celui qui alimente sa blessure de trahison arrive en fait à se trahir lui-même : il ne tient pas ses propres engagements et se ment à lui-même. Il entretient également sa blessure par son manque de confiance dans les autres , son incapacité à déléguer et son obsession de vérifier ce que les autres font. Les grandes peurs du contrôlant, ce sont la séparation et le reniement. Pourtant, il ne se rend pas compte que souvent c'est lui qui est à l'origine des conflits et de la prise de distance des autres. Pire même, il pense que cela est mieux pour lui. Le Lâcher-prise, voilà ce qui lui manque pour ôter son masque. Il doit arrêter d'être autant attaché aux résultats et à son plan. Il doit laisser la place à l'imprévu, aux obstacles, à de nouvelles possibilités. Si en plus, il ne cherche plus à vouloir être le centre de l’attention et à convaincre à tout prix, c’est gagné. Ainsi, même si on ne pense plus comme lui, ou qu’on bouleverse ses plans, il gérera plus facilement ses émotions. Il saura être fier de lui-même, de ce qu’il fait même si les autres ne le remarquent pas.

 

Laisserions nous une peur diriger nos vies ?

 

LA BLESSURE DE L'INJUSTICE

 

Celui qui est marqué par la blessure de l’injustice porte le masque du "rigide". Ce masque permet de ne pas sentir. Il ne se sent pas apprécié à sa juste valeur et il ne croit pas recevoir ce qu’il mérite. Les autres sont injustes ! Il pense quelquefois (à juste raison) qu’on l’apprécie plus pour ce qu’il fait que pour ce qu’il est. Il adopte donc un comportement guidé par la perfection et la justesse. Tout doit être parfait. Cela lui prend du temps et cela peut même l’obséder. D'autant plus que la peur de se tromper peut être forte pour le "rigide". Convaincu d’avoir raison face à l’autorité et même s’il la craint, il peut se justifier jusqu’à ce qu’on lui donne raison. Il est exigeant vis-à-vis des autres notamment en ce qui concerne la justesse des propos, des faits, des actions. Le rigide, qui peut éprouver de la difficulté à se laisser aimer et à démontrer son amour, passe pour une personne froide, un peu brusque et sèche dans son attitude.

 

Comment guérir de l’injustice ? Être moins perfectionniste, accepter l'erreur ou la critique, oser montrer sa sensibilité sans peur du jugement !
Le rigide alimente sa blessure d'injustice en étant beaucoup trop exigeant envers lui-même. D'ailleurs , il se stresse et se fatigue dans sa quête de perfection. Il a tendance à être injuste envers lui-même en ne voyant pas bien ses qualités mais très bien ses défauts. Il a du mal à se faire plaisir et il souffre particulièrement de ne voir que ses erreurs ou ce qu'il n'a pas fait. Il a du mal à reconnaître cette froide rigidité, lui qui lutte pour l'harmonie et la justice autour de lui. Au contraire, il se croit chaleureux. Il faut arriver à se permettre d’être moins perfectionniste et d'accepter de faire des erreurs. Et cela sans que les émotions l’emportent. C'est-à-dire, arriver à vivre l'imperfection sans colère ni critique. Voilà l'attitude qui peut guérir de la blessure d’injustice. Savoir aussi s’ouvrir aux autres, montrer sa sensibilité voire ses faiblesses sans peur d’être jugé, sans peur de perdre le contrôle.

 

A-t-on vraiment besoin d'être parfait pour se donner le droit à la vie et aux plaisirs ?

  

 

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