Introduction au monde des Chakras


Suite : "Le système chakrique traditionnel hindou" et la description des 7 chakras.

Les anciennes cultures, védique (Inde), égyptienne, tibétaine, juive, chinoise et maya, s’accordaient à dire que l’Homme est le reflet de l’Univers. Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et vice-versa. Notre corps physique est le reflet de notre corps subtil et énergétique qui est lui-même le reflet de l’univers plus vaste encore. Selon la tradition, une tablette d’émeraude aurait été retrouvée dans le tombeau d’Hermès Trismégiste, le père fondateur grec des pratiques alchimiques. Sur cette table d’émeraude était inscrit 12 formules symboliques alchimiques, connaissances secrètes, dont l’une d’elle disait : « ce qui est en bas, est comme ce qui est en haut. Et ce qui est en haut, est comme ce qui est en bas, pour faire les miracles d’une seule chose. »

 

 

L’histoire des chakras

 

La plupart des chercheurs estiment que le système des chakras (appelé aussi système chakrique) serait né en Inde il y a plus de 4000 ans. Au cours de l’histoire, de nombreuses cultures ont fini par considérer que le corps n’est pas uniquement constitué de matière concrète et inerte (physique) mais que nous sommes également faits de vibrations (subtiles). Grâce à leur intuition, nos ancêtres étaient d’ailleurs capables de décrire et travailler avec ces corps énergétiques pour transformer la matière brute et physique en énergie subtile ou l’inverse. Les chakras jouaient alors un rôle central dans ce processus de conversion. Cela rejoint quelque part Albert Einstein qui dira plus tard : « on ne peut pas détruire l’énergie, elle ne peut que changer de forme ».

Manuscrit Yogique (1899) détaillant 7 chakras, common wikimedia
Manuscrit Yogique (1899) détaillant 7 chakras, common wikimedia

  

Déterminer l’origine du système chakrique est complexe ! En effet, elle est indissociable de plusieurs cultures différentes et sa création provient peut-être même de plusieurs cultures dans le même temps. Le Yoga tantrique est bien souvent associé à l’Inde et pourtant il a aussi été pratiqué en Afrique (les Dravidiens en Ethiopie). Les égyptiens qui étaient grandement influencés par les croyances africaines ont à leur tour influencé la pensée grecque, juive, islamique et chrétienne. Puis, il faut rajouter les Esséniens (Palestine) ou les Soufis (mystiques islamistes) dont les pratiques rappellent celles de l’Inde ancienne. Pour finir, les mayas (Mexique), les Incas (Pérou) et les Cherokees (Amérique du Nord) disposaient eux aussi de leur propre système chakrique. Certains finissent d’ailleurs même par penser que ce sont les Mayas qui auraient enseigné leurs pratiques aux Hindous. Bref, les sources possibles et les origines éventuelles ne manquent pas.

Le système chakrique est sans doute le résultat d’une combinaison de multiples courants de pensées d’origines diverses et variées et qui a évolué pour se perfectionner au cours du temps.

La vision énergétique des chakras

 

 

Tout organisme vivant compte une multitude de corps énergétiques. En effet, une cellule est un corps énergétique autant que l’est un organe de notre corps. Chacun d’eux recueille de l’énergie ou diffuse de l’énergie (dissout, métabolise). La différence entre un organe physique et un organe énergétique (chakra ou centre d’énergie) est que le premier ne traite que de l’énergie physique alors que le second gère de l’énergie subtile. Ces centres d’énergie sont capables de transmuter un type d’énergie en un autre. Chaque centre d’énergie a une fonction qui lui est propre au sein du système énergétique global du corps humain. Ils font également le lien entre les différentes parties du corps et selon différents aspects : physique, émotionnel, mental ou spirituel, sans oublier le lien entre le corps et le cosmos (ou espace extraterrestre).

 

Les chakras sont la clé du système. Ils brassent les énergies physiques et subtiles (de la très dense à la très subtile) et ils transforment l’une en l’autre et inversement. Il y aurait des dizaines voire des centaines de centres d’énergie présents dans le corps humain. Toutefois, les chakras sont considérés comme étant les principaux et la clé du système énergétique.

 

Le système énergétique hindou comporte des douzaines de variantes dont par exemple le tantra et le yoga. Certains parlent de 5 chakras, d’autres de 11 ! De plus, la position des chakras ainsi que leurs fonctions peuvent varier. Dans le monde, chaque culture a apposé une griffe unique à sa tradition chakrique. Les systèmes énergétiques diffèrent donc souvent selon leurs origines. Rien que le mot « chakra » (avec différentes orthographes) et les concepts associés n’ont pas forcément la même signification pour un indien, un chinois ou un africain. Toutefois, le système énergétique avec ses 7 chakras est celui utilisé le plus fréquemment par la médecine ésotérique.

Peinture népalaise 18e siècle, Common Wikimedia
Peinture népalaise 18e siècle, Common Wikimedia

Qu’est-ce qu’un chakra ?

 

La plupart s’accorde sur la traduction du mot sanskrit « chakra » par « roue de lumière ». L’idée la plus communément admise est que les chakras sont des centres d’énergie subtile qui se situent aux embranchements du système nerveux. Ils servent de centres de collecte et de transmission de l’énergie subtile (ou métaphysique) ainsi que de l’énergie concrète ou physique. On leur donne généralement une forme circulaire à l’intérieur du corps et une forme conique, de vortex lorsqu’ils émergent à l’extérieur du corps.

 

Ces chakras gèrent notre énergie vitale en vue d’un bien-être physique et spirituel. Plus précisément, chaque chakra est composé d’une paire de deux vortex coniques dont un se situe en général à l’avant (antérieur) et l’autre à l’arrière du corps (postérieur). Ces deux vortex d’un même chakra régulent ensemble nos réalités conscientes et inconscientes, les énergies psychiques et sensorielles, notre moi physique et notre moi subtil.

 

Ces chakras qui sont les organes essentiels de notre système d’énergie subtile interagissent avec les méridiens énergétiques du corps (Médecine Traditionnelle Chinoise). Mais ils collaborent encore d’avantage avec les Nadis (Yoga). Les Nadis sont des conduits énergétiques qui répartissent l’énergie vitale à travers le corps et relient les chakras entre eux.

 

D'après les recherches de Hiroshi Motoyama qui a étudié les liens entre le corps et l'esprit, il a pu montrer que les systèmes énergétiques (les chakras) communiquent à travers les fascias (la substance gélatineuse qui englobe chaque structure du corps humain) via le système subtil des Nadis (principalement Ida, Pingala et Sushuma).

 

Les différents modèles chakriques

 

 

Pour les hindous et le système tantrique, les chakras sont intimement liés aux Nadis, semblables aux méridiens de la Médecine Traditionelle Chinoise qui véhiculent l’énergie à travers le corps. Ces chakras sont des émanations de la conscience du divin (Brahman ou puissance mystérieuse). Une énergie supérieure est descendue sur Terre en parcourant différents niveaux de conscience pour finalement se reposer à la base de la colonne vertébrale. Cette énergie tapie porte le nom de Kundalini, le serpent assoupi. Ce système se fonde sur le principe que les chakras interagissent avec d’autres centres énergétiques pour faciliter l’ascension de la Kundalini (l’énergie tapie à la base de la colonne) et nous inviter à l’union avec le divin. Les différents types de conscience sont conservés dans divers chakras le long de la colonne vertébrale. Les chakras représentent donc différents niveaux de conscience allant des basses fréquences aux hautes fréquences, du plus dense (la base de la colonne) au plus subtil (sommet de la tête). Par la pratique assidue du yoga, certains cherchent à réveiller cette énergie de la Kundalini, cette force du serpent afin qu’elle gagne les chakras supérieurs permettant ainsi à la personne d’accéder à un état plus évolué (éveillé). Elle est la voie qui mène à l’illumination.

 

Le modèle chakrique chinois est très similaire au modèle hindou. Toutefois le Qi ou énergie vitale circule dans les méridiens et non dans les Nadis. La position des chakras est également très proche. Comme pour les hindous, les chakras sont également la clé qui mène à l’union avec la déité.

 


Pour les occidentaux, c’est le précurseur britannique Sir John George Woodroffe (1865-1936) qui développa un modèle grandement inspiré du yoga tantrique (ou de la Kundalini). C’est sous le nom de plume d’Arthur Avalon qu’il rédigea en 1919 un ouvrage sur ce sujet, « La puissance du serpent ». Avant, c’est Johann Georg qui fit part de ses recherches dans un ouvrage « Teosophia Practica » qu’il écrivit en 1696. Dans cet ouvrage, il parlait notamment de centres de force intérieure. Arthur Avalon considérait 7 chakras, 7 sièges de la conscience, qu’il appelait aussi Lotus. Encore aujourd’hui, le but est de réveiller la Kundalini, cette énergie qui somnole sous forme féminine à la base de la colonne vertébrale, et de l’élever pour qu’elle perce les chakras supérieurs. Une fois au sommet, elle libère du cycle éternel de la mort et de la réincarnation. Elle apporte alors « l’Eveil ».

 

Le système chakrique "moderne"

 

Aujourd’hui, le système chakrique « moderne » décrit 7 chakras positionnés le long de la colonne vertébrale, en partant du coccyx jusqu’au sommet de la tête. A chaque chakra, on associe généralement un aspect de la conscience, une couleur, un son… ainsi que des aspects physiques, émotionnels, mentaux et spirituels de l’être humain. De plus, chaque chakra est associé à une glande du système endocrinien. On notera que presque tous les modèles chakriques considèrent les chakras comme une voie de spiritualisation ou comme un processus d’Illumination.

 

Position fondamentale des 7 chakras selon divers systèmes :

Premier chakra = à la base de la colonne

Second chakra = au niveau de l’abdomen

Troisième chakra = sur le plexus solaire

Quatrième chakra = à hauteur du cœur

Cinquième chakra = au niveau de la gorge

Sixième chakra = sur le front

Septième chakra = sur le sommet de la tête

Gil Dekel, Common Wikimedia
Gil Dekel, Common Wikimedia

 

 

Certains systèmes placent le septième chakra au-dessus de la tête plutôt qu’au sommet de la tête. En plus de ces 7 chakras, il existerait également d’autres chakras au-dessus et en dessous du corps qui ne font pas partie du corps physique. Par contre, la plupart des sources s’accordent souvent sur les sept premiers chakras.

 

La théorie et le fondement scientifique des chakras

 

D’un point de vue scientifique, voilà une autre définition des chakras. Les chakras sont des transformateurs d’énergie, capables de déplacer l’énergie d’une vibration supérieure à une vibration inférieure, et inversement.

 

Chaque chakra vibre à une fréquence différente. Certaines personnes sont réceptives à ces fréquences et elles perçoivent alors les chakras comme des lumières colorées. Le chakra le plus bas sur notre corps physique et ayant la fréquence vibratoire la plus lente (la plus dense) génère une lumière proche du rouge. Le chakra le plus haut et ayant la fréquence vibratoire la plus élevée (la plus subtile) génère lui une lumière proche du violet. Les chakras qui sont au-delà du corps ont une lumière qui tend soit vers l’infrarouge ou l’ultraviolet et sont donc au-delà du spectre de lumière visible par l’œil humain. Cependant, même si les chakras présentent des niveaux vibratoires (longueurs d’onde) proches des couleurs visibles (rouge, orange, jaune, vert, bleu et violet), notre sens de la vue est difficilement capable de les percevoir. En effet, la fréquence (Hz) des chakras est bien trop élevée (100-1600Hz) alors que notre cerveau distingue des fréquences de l’ordre de 0-100Hz. Certaines personnes intuitives ont cependant réussi à distinguer six voire sept chakras.

 

Le Dr. Valerie Hunt (1916-2014), professeur de Kinésiologie, était une des pionnières à faire des recherches scientifiques pour tenter de prouver l’existence des chakras. A l’Université de Californie, Valerie Hunt avait mesuré la transmission électromagnétique du corps humains de différentes manières. Grâce notamment à un électromyographe (qui mesure l’activité électrique des muscles), elle avait détecté un rayonnement qui émanait aux emplacements traditionnellement associés aux chakras. Elle avait également découvert que certains niveaux de conscience sont liés à des fréquences particulières. Elle avait ainsi mesuré le champ énergétique ou champ éthérique « normal » a une fréquence d’environ 250Hz ce qui correspond à la fréquence du cœur. Néanmoins, la fréquence affichée par des individus possédant des facultés psychiques particulières pouvait varier entre 400 et 800Hz. Celle de médiums ou spécialistes de la transe pouvait varier entre 800 et 900Hz et celle de certains mystiques pouvait même aller  au-delà. D’après Valerie Hunt, l’activité des chakras favorisaient l’éveil spirituel et augmentaient la fréquence du corps subtil.

 

Un test complémentaire réalisé par Valerie Hunt avec des analyseurs de Fourier et sonographique avait permis d’enregistrer la couleur et le son de ces chakras. D’un chakra à l’autre, les couleurs changeaient et étaient apparemment les mêmes que celle de la littérature (c.à.d. rouge, orange, jaune, vert, bleu, violet et blanc).

 

Couleur des 7 chakras selon divers systèmes :

 

Premier chakra = rouge

Second chakra = orange

Troisième chakra = jaune

Quatrième chakra = vert

Cinquième chakra = bleu

Sixième chakra = violet

Septième chakra = blanc

 

D’autres chakras avaient été décelés lors de ces recherches dont notamment les chakras mineurs de la paume des mains et de la plante des pieds. Elle indiquait aussi la présence d’un chakra supplémentaire, le chakra de la rate/foie (entre le deuxième et le troisième chakra traditionnel).


 

 

Une autre étude réalisée par le Dr Shafica Karagulla (1914-1986), « The chakras and energy fields », tendait à prouver que les maladies altéraient le comportement des chakras en termes de couleur, de luminosité, de rythme, de vitesse, de taille, de forme et de texture. Plus particulièrement, ses recherches ont permis d’établir une corrélation étroite entre les chakras et les glandes endocrines. Une perturbation décelée sur une glande se répercutait donc sur le chakra correspondant.

 

Glandes endocrines des 7 chakras selon divers systèmes

Premier chakra = système glandulaire, surrénales

Second chakra = ovaires/testicules ou gonades

Troisième chakra = glandes surrénales/pancréas

Quatrième chakra = thymus

Cinquième chakra = thyroïde/parathyroïde

Sixième chakra = glande pituitaire ou hypophyse

Septième chakra = glande pinéale ou épiphyse


  

Le Dr. Hiroshi Motoyama (1925-2015), scientifique japonais et prêtre shintoïste, avait également réalisé et publié de nombreuses études sur le système énergétique humain et les chakras. Pour cela, il avait notamment mis au point un appareil permettant de détecter d’infimes changements électriques, magnétiques et optiques dans l’environnement d’un sujet. Grâce à cet appareil (AMI), il avait réussi à déceler et mesurer une faible lumière physique qui émanait du cœur. De nombreuses expériences sur des sujets avaient été réalisées et avaient amenées Hiroshi Motoyama à la conclusion que le fait de se concentrer mentalement sur un chakra permettait de l’activer. D’après lui, les chakras alimentent le corps physique en énergie qui provient de l’extérieur du corps, de notre environnement. Cette distribution de l’énergie subtile se ferait notamment via le système des Nadis. Ce système de diffusion serait semblable au système des méridiens de la médecine chinoise, un système de contrôle physiologique physique mais invisible et situé dans le tissu conjonctif.

C’est la convergence de ces champs énergétiques à travers les Nadis qui forme un chakra. Il s’y crée un vortex d’énergie qui stimule une ou plusieurs glandes endocrines de telle sorte qu’elles sécrètent des hormones dans l’organisme. La biochimie de l’organisme est affectée ainsi que le métabolisme du corps physique. Les effets des hormones contrôlent alors notre corps ainsi que notre état d’esprit.

Source : Les chakras, Stéphane Le Colas
Source : Les chakras, Stéphane Le Colas

 

Selon la théorie du yoga, ce sont les sécrétions des glandes endocrines qui créent les tendances psycho-émotionnelles.

 

D'après le yoga, les système neuroendocrinien peut également être influencé par les asanas (posture de yoga). La répétition d'un asana particulier exerce une pression soutenue et spécifique sur une glande endocrine. Cela produirait notamment un effet tonifiant/équilibrant sur le corps et l'esprit.

Sources : 

Les livres :

Le corps subtil, Cyndi Dale
Le petit livre des Chakras, Ambika Wauters

Bioénergie, Stéphane Cardinaux

Le guide essentiel des chakras, Swami Saradananda

Chakras, guide pratique d'éveil intérieur, Dominique Coquelle

Recherche sur les chakras, Dr Hiroshi Motoyama

Les Chakras, ce qu'ils sont vraiment, Stéphane Le Colas

La toile de l’éveil, Iom Kosta

Yoga et Ayurveda, David Frawley

Les sites internet :

www.energie-sante.net

www.jour-après-jour.com

www.entrecieletterre1.net

www.ateliersante.ch

www.reikiorigines.com

www.bonheuretsante.fr

www.unancha.com

www.clefdubienetre.fr

www.uneviezen.com

www.yogamrita.com



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