Description des 9 types de l'ennéagramme


Le type 1

Quête de perfectionnement


Faire les choses parfaitement ! C’est le seul moyen qu’à trouver le type 1 pour ne pas se mettre en colère contre soi-même ou pour ne pas s’attirer la colère des autres. Persuadé que la perfection existe et cherchant à l’atteindre en permanence, il travaille dur, très dur. Pour lui, il n’y a pas 36 manières de bien faire les choses, il n’y en a qu’une. Il prend beaucoup de temps à trouver la bonne manière et c’est pourquoi, il est lent à prendre des décisions. Ensuite, il doit trouver la bonne méthode pour agir et cela avec précision, minutie, ordre et implication.

 

Hélas, le résultat est rarement à la hauteur de ses espérances, en comparaison à sa vision idéale du monde. Constamment insatisfait, sa petite voix intérieure critique sans indulgence ses actions et il ressasse comment il aurait pu mieux faire. Mécontent du passé, il cherchera à faire mieux dans le futur.

 

Les actions et les comportements des autres sont également insatisfaisants et cela le frustre. Même s’il arrive en général à cacher son intolérance, il ne se gêne pas pour juger et dire ce qu’il « faudrait ».

  

La colère est au cœur de sa vie émotionnelle mais celle-ci est maîtrisée, intériorisée et souvent plus tournée vers lui-même que vers les autres. Cette colère, qui est sa passion (conséquence de sa compulsion), lui demande beaucoup d’énergie pour être contenue. En effet, exprimer sa colère serait signe d’imperfection et il s’en sentirait coupable. Cette retenue fait de lui un bon compagnon. Toutefois, même si le type 1 n’est pas conscient de sa colère intérieure, les autres repèrent et sentent sa colère dans son attitude.

 

En quête de perfection, le 1 n’a pas beaucoup le temps de se distraire ni de se détendre ou alors c’est que toutes les tâches sont accomplies. Il ne fait pas ce qu’il veut, il fait ce qui doit être fait. Cela peut l’amener à en oublier ses propres besoins.

 

Loyal avec ses proches, il cherchera aussi la perfection dans l’autre et dans la relation. Il fera d'ailleurs de gros efforts pour que l’autre se conforme à l’image idéale qu’il s’en fait. Sa méthode de défense face à l’imperfection (contre les effets négatifs de sa compulsion) sera d’exprimer le contraire de ce qu’il ressent intérieurement et donner des conseils ou inciter à progresser. Cela avec le sourire, sachant bien que le but est de faire la morale et de guider les autres vers la perfection, sa perfection. Si malgré tout il se met en colère, il estimera qu’elle est juste.

 

Il a aussi tendance à changer de comportement selon le cadre dans lequel il se trouve (ami, famille, public…). Rigide et stricte en présence de personnes qu’il connaît et débridé dans un endroit où il se sent anonyme.

 

La désintégration.
Lorsque la compulsion d’éviter la colère l’emporte, il émettra de plus en plus de jugements négatifs sur lui-même et sur les autres. Intolérant voire inhumain, il devient incapable de pardonner la moindre imperfection. Lorsque le mouvement se poursuit, il adoptera les aspects négatifs du type 4 (relations entre les types) et il se sentira seul, mal aimé et incompris. Retenir les émotions négatives deviendra difficile et elles seront ressenties avec force. Tragique et désespéré, il ne sait pas comment les gérer.

 

L’intégration.
La maîtrise de la compulsion (éviter la colère) permet la découverte de la vertu de son type : la patience. Plus souple entre son intention première et le résultat final, il apprend à pardonner aux autres et à lui-même. La tendance à juger fait place à une capacité d’évaluer utilement. Plus tolérant, il découvre qu’on peut être aimé même imparfait et sans condition. En poursuivant le mouvement, il adopte les qualités du type 7 (relations entre les types). Il apprend à rire, est plus joyeux et profite de la vie même imparfaite. Il se détend mentalement et apprécie maintenant les multiples options possibles face à un choix à faire.

 

 

Le type 2

Quête d'approbation


Pour éviter de reconnaître ses propres besoins, le type 2 va chercher en permanence à reconnaître les besoins des autres. Il va d’ailleurs chercher à les satisfaire qu’ils soient exprimés ou non, pensant ainsi gagner de l'affection. Serviable, compatissant et chaleureux, il privilégie les relations personnelles et proches (plus que les causes humanitaires). Dès que l’occasion d’aider l’autre se présente, instinctivement il fonce. Toujours prêt à aider et attentif aux moindres désirs des autres, il ne condamne pas, il soutient. C’est un vrai confident au point qu’il peut finir par se perdre et ne plus trop savoir qui il est.

 

Le 2 est un séducteur qui cherche à plaire, donner des conseils. Pour communiquer, il cherche le contact physique et complimente sans retenue. Pour lui, l’amour est inconditionnel. Soit il donne tout ou rien. Souffrant d’un vide émotionnel, la solitude l’effraie et il cherche alors la présence des autres. Sensible toutefois à la critique, rejeter son aide l’angoisse. Il souffre car cela revient à le rejeter lui-même.

 

La passion du 2 est l’orgueil, conséquence de sa compulsion. En effet, il tire une fierté de ce qu’il fait pour les autres mais aussi de penser qu’il n’a pas de besoins propres. Sans ses conseils et son aide, les autres se débrouilleraient forcément moins bien dans la vie. Il le pense et en plus, lui, n’a besoin de rien ni de personne. Pourtant, il aimerait que les autres soient plus reconnaissants de ses sacrifices et moins égoïstes.

 

En privé, satisfaire les besoins des autres est un moyen de garder le contrôle de la relation. Il peut se montrer jaloux, possessif et très protecteur. Son aide permettra à l’autre de donner le meilleur de lui-même et de réussir. Egalement au travail, le 2 aime être le conseiller et l’aide d’une personne importante et puissante.

 

Le type 2 aide mais ne veut pas qu’on l’aide car il n’a besoin de personne. Si nécessaire, il se défend et réprime automatiquement celui qui voudrait l’aider.

 

La désintégration.
La compulsion qui est de ne pas reconnaître ses besoins peut l’emporter. Alors il ne supporte plus de ne pas aider les autres. Sans en être réellement conscient, il est prêt à manipuler les autres et les rendre dépendants de lui. Ou alors il les culpabilise de leur manque de reconnaissance. Il est un tortionnaire déguisé en victime. En poursuivant le mouvement, il acquiert les aspects négatifs du type 8 (relations entre les types). Son insistance et sa manipulation des autres vont l’amener à être rejeté. Il mettra toute son énergie à chercher la vengeance que ce soit par la calomnie ou la violence physique.

 

L’intégration.
La compulsion (éviter de reconnaître ses besoins) est maîtrisée. Le type 2 apprend et à aider les autres de façon réellement désintéressée. Il apprend la vraie humilité et devient quelqu’un de profondément aidant et généreux. En continuant sur sa voie, il acquiert les qualités du 4 (relations entre les types). Il arrive à reconnaître et apprécier son côté unique. Il prend conscience des sentiments négatifs qui le dirigeaient et les accepte. Les relations avec les autres n’en seront que plus authentiques et profondes.

 

 

Le type 3

Quête de succès


Eviter les échecs, voilà ce qui caractérise le type 3. En permanence, il va chercher à accumuler les succès car il considère que ses réussites font sa valeur. Les succès personnels ne sont une réussite qu’à partir du moment où ils sont reconnus par les autres. Enthousiaste et plein d’énergie, le 3 est donc très entreprenant et prêt à mener plusieurs activités en même temps. Sa volonté d’aboutir est forte et pour cela il est un organisateur précis et efficace avec des objectifs clairs et un planning défini. Et avant tout, il sait ce qu’il veut et où il veut aller.

  

Avec cet état d’esprit, le 3 attend la même efficacité et implication pour les autres. Il ne supporte pas l’incompétence et l’inefficacité de ceux qui travaillent avec lui. Son projet c’est sa vie. Cela devrait en être de-même pour les autres. Il est strict et intransigeant mais il saura se montrer agréable si les autres travaillent comme il l’entend. Par ailleurs, il vise un succès rapide et visible par les autres. Si ce n’est pas le cas, comme une activité sur le long terme ou présentant trop de risques, cela ne l’intéresse pas.

  

Les vacances ou les week-ends, ce n’est pas trop son truc car il ne sait pas quoi faire et ça l’angoisse. Soit il ramènera du travail ou alors il cherchera à trouver une activité qui pourrait améliorer son paraître aux yeux des autres. Dans tous les cas, il doit se bouger.

  

Le type 3 comprend bien les sentiments et ceux des autres. Pourtant, il n’exprime pas vraiment les siens ou alors seulement si cela peut lui permettre de mieux réussir un objectif qu’il a en tête quitte à s’inventer des sentiments. Sa compagnie est plaisante et il peut se révéler un bon orateur et animateur si c’est ce que l’on attend de lui. Ce souci d’apparence fait que le 3 est plus souvent en représentation qu’il n’est lui-même véritablement.

 

Sa passion est le mensonge, conséquence de sa compulsion. Il se ment autant à lui-même qu’aux autres. Sa mémoire est très sélective et il oublie facilement ses échecs ou ce qui dans son passé n’est pas conforme avec le personnage d’aujourd’hui. En effet, le 3 ne joue pas un rôle, il est persuadé qu’il est ce rôle comme cela a toujours été le cas pour lui. Dans la sphère privée, il en sera de même. Il cherche le partenaire idéal approprié à son rôle. Il peut aussi être amené à devenir le partenaire qu’on attend de lui. Cela le conduit donc parfois à vivre une relation superficielle et rapidement écourtée si cela ne lui convient pas. Il a une difficulté certaine à entrer en contact avec ces émotions et privilégiera son objectif à sa relation. Toutefois quand il s’implique ce n’est pas à moitié.

 

La désintégration.
La compulsion « j’évite les échecs » l’emporte lorsque le 3 est de plus en plus opportuniste, prêt à tout pour réussir et surtout utilise le mensonge sans gêne. Finalement il devient haineux et jaloux du succès des autres. En poursuivant la mauvaise pente, il acquiert les aspects négatifs du 9 (relations entre les types). Il cesse d’agir et évite ainsi les échecs. Malheureusement, il ne connaît plus non plus les succès. Pour ne pas tomber dans le désespoir il finit par se couper encore plus de ses émotions.

 

L’intégration.
En maîtrisant sa compulsion, le 3 connaîtra la vertu qui est l’honnêteté. Il prend conscience de sa peur de l’échec et avec courage, il est capable désormais de mettre à profit son enthousiasme et son énergie pour la combattre. Il garde sa capacité de réussir mais en restant vrai. En continuant son effort, le type 3 acquiert les qualités du type 6 (relations entre les types). Il tient compte des autres autant dans sa vie privée que professionnelle. Il devient loyal avec ceux qui l’entourent et ses succès sont pérennes.

 

 

Le type 4

Quête d'authenticité


La compulsion du type 4 est d’éviter la banalité et de fuir ce qui est ordinaire. Le 4 cherche donc en permanence à être unique, que ce soit dans son travail, son cadre de vie, ses vêtements…mais également ses émotions. Il a besoin de vivre des émotions intenses, excessives pour avoir le sentiment d’être réellement vivant. Cela peut le conduire quelquefois à transgresser les règles ou à rester juste aux frontière de la loi sans aller au-delà. Il cherche à affirmer un caractère unique, à se différencier de la masse.

 

En fait, il est persuadé d’être différent des autres et qu’en plus les autres ne peuvent pas le comprendre. Pour cette raison, il souffre d’une certaine solitude émotionnelle. Pour essayer, malgré tout, de faire comprendre ce qu’il ressent (il ne peut pas faire comme tout le monde), il cherche à lancer des messages symboliques, il envoie des signes (aujourd’hui je m’habille en noir). Mais les autres ne comprennent pas forcément et renforcent son impression d’être un incompris. En plus, il a peur d’être rejeté par les autres (sachant que de toute façon il se sent rejeté). Cela lui confère une humeur changeante teintée parfois de mélancolie, de déprime.

 

Le type 4 a du charme même s’il manque un peu de naturel et de simplicité. Préférant la communication non verbale et simplement sourire, cela peut être mal interprété et on le jugera ironique voire hautain. Pourtant il fait des efforts pour paraître authentique et simple quitte à répéter ce qu’il souhaite exprimer. Mais le mots lui paraissent insuffisants et il hésite ou ne termine pas ses phrases. Pour paraître naturel, il pourra aussi bien choisir des vêtements excentriques ou alors les plus banals possible (moi je ne cherche pas à me faire remarquer comme les autres).

 

Cette incompréhension et solitude l’amènent à être sensible et il gagne en compassion. Sensible également à la beauté, il sait la voir et la créer. Original et créatif, il a un imaginaire riche qu’il trouvera d’ailleurs moins décevant que la réalité.

 

Le type 4 est capable de s’impliquer fortement dans l’action mais il est facilement déçu par le résultat et se met alors rapidement en retrait. En privé, il attire les autres mais il ne se découvrira qu’avec difficulté par peur du rejet. Par ailleurs, toujours en quête d’émotions intenses, il a tendance à ne voir que le négatif et à ne pas vivre le moment présent. En couple, il testera en permanence la relation et trouvera l’autre pas assez aimant. Quelquefois, il préfère rompre le premier et ainsi éviter le rejet de l’autre. Il cherche un amour particulier où il sera enfin compris et pourra vraiment commencer à vivre. Lorsqu’il s’engage réellement dans la relation, il sera passionné et fortement impliqué.

 

Sa passion, conséquence de sa compulsion, c’est l’envie. Il a peur d’être abandonné pour quelqu’un de plus spécial que lui. Il est jaloux des autres et il  s’imagine qu’ils sont mieux que lui. Cela peut également l’aider à se motiver.

 

Le mécanisme de défense du type 4 (contre les effets négatifs de sa compulsion) est l’introjection. La capacité de s’identifier, à faire siennes les qualités vues à l’extérieur. Il en va de même pour les critiques réelles ou imaginaires qui le blessent et qu’il absorbe directement. Cela lui donne aussi la capacité d’utiliser l’énergie de ses émotions dans l’expression artistique.

 

La désintégration.
Si la compulsion (éviter la banalité) l’emporte, le type 4 devient de plus en plus dépressif. Il se fait d’incessantes reproches, se retire de la vie et manque toute occasion de réussir dans la vie. Lorsque le mouvement se poursuit, il acquiert les aspects négatifs du type 2 (relations entre les types). Il cherchera le contact des autres uniquement pour obtenir l'approbation et de l'amour, tout en leur en voulant de cette dépendance.

 

L’intégration.
Lorsque le type 4 maîtrise la compulsion (éviter la banalité), il apprend à se connecter à ses émotions et comprend mieux sa quête inconsciente de vouloir être unique. Il libère sa créativité et découvre de la beauté en toute chose et même il l’exprime. Il apprend à se satisfaire de ce qu’il a et il acquiert les vertus de l’harmonie et du contentement. En poursuivant le mouvement, il acquiert les qualités du type 1 (relations entre les types). Plus instinctif, il devient capable de vivre dans la réalité et le présent.

 

Le type 5

Quête de connaissance


Le type 5 ressent un vide intérieur qu’il cherche à éviter (sa compulsion). Pour cela, il cherche en permanence à acquérir des connaissances. En effet, il pense que le monde à un sens et le comprendre pourrait remplir ce vide. La chose véritablement importante pour lui dans la vie : savoir. Et tout est intéressant à connaître. Lorsque le type 5 s’intéresse à un sujet, ce n’est pas à moitié. De toute façon, il n’en connaîtra jamais assez. Il collectionne les informations et ne peut, par exemple, pas se contenter d’un seul livre d’un auteur si celui-ci en a écrit plusieurs. Pour cela, il est prêt à y mettre beaucoup d’énergie (ou d’argent). Il peut également se lancer dans une collection d’objets, de photos…

 

Le 5 parle peu. On l’apprécie d’ailleurs pour sa qualité d’écoute. Souvent il garde le silence car il a le sentiment de ne pas connaître le sujet à fond et il a peur de passer pour un ignorant et pire un imbécile (du vide dans la tête…). Il préfère attendre que tout le monde ait parlé pour faire un véritable exposé. Sa brillante compréhension globale lui permet d’exceller dans ce domaine. Il sait être un orateur clair, précis et structuré et même encore concret et impartial. Il aime l’humour un peu acide et n’hésitera pas à faire comprendre qu’il en connaît plus qu’il n’en dit. Toutefois, si son auditoire sera intéressé, des fois il peut en ennuyer d'autres. Et dans ce cas, le 5 penserait que les gens sont bien superficiels.

 

Le type 5 considère qu’il faut penser par soi-même. Demander de l’aide ou des renseignements, ce n’est qu’en dernier recours. Les gens trouvent qu’il manque des fois d'un peu d’humanité. La passion du 5 est l’avarice (conséquence de sa compulsion). Il donne l’impression de vouloir conserver son savoir pour en connaître plus que les autres (alors que c’est par peur de ne pas en savoir assez). Il a du mal à donner de son temps car c’est du temps en moins pour apprendre et connaître plus.

 

Le 5 est plus observateur qu’acteur. L’action n’est pas vraiment son truc, sauf si cela peut lui permettre d’accroître ses connaissances. Plutôt mental, qu’instinctif, il sera souvent un peu gauche lorsqu’il s’agit de se bouger.

 

Pour se défendre (contre les effets négatifs de sa compulsion), le 5 a tendance à se replier sur lui-même. Ce mécanisme de défense est l’isolation. Il ressent fortement les émotions mais ne les comprend pas vraiment. Il préfère ne pas y penser et refuse de les exprimer. C’est pourquoi, il se protège du monde extérieur en s’isolant ce qui lui permettra d’avoir du temps pour encore mieux apprendre. Il a effectivement besoin de ces moments de solitude pour se ressourcer.

 

Dans la vie sociale, il cherche souvent à se rendre invisible. Il détournera l’attention vers quelqu’un d’autre, s’impliquera au minimum et fera tout pour ne pas devoir exprimer ses émotions. En privé, le 5 a besoin de bien connaître les gens avant de s’impliquer. Il commencera à partager des idées, des informations avant d’aller plus loin dans un engagement émotionnel. Là également, il a besoin de moments de retrait pour refaire le plein d’énergie. Cette condition étant remplie, il partagera plus facilement ses émotions et sa tendresse.

 

La désintégration.
La compulsion (éviter le vide intérieur) l’emporte et le type 5 a de plus en plus peur du monde extérieur pour finir même par le détester. Il peut aussi se montrer violent lorsque ses idées sont remises en cause ou alors s’isoler encore plus. En continuant le mouvement, il prendra les aspects négatifs du 7 (relations entre les types). Il agira sans réfléchir, commettant ainsi des erreurs et se montrant incapable d’en tirer des leçons.

 

L’intégration.
Lorsque la compulsion est maîtrisée, le 5 se contente de ce qu’il sait pour devenir capable d’inventer et défricher des sujets nouveaux. Il connaît la vertu du type et se montrera généreux, prêt à partager avec enthousiasme ses idées. En continuant sur la bonne voie, il acquiert les qualités du type 8 (relations entre les signes). Il se connecte à son centre instinctif et trouve le courage d’agir dans le monde. Il réussit à exercer son pouvoir et devient sûr de lui.

 

 

Le type 6

Quête de sécurité


La compulsion du 6 est d’éviter la déviance et il va chercher en permanence à respecter les règles et les normes. Cela lui semble le meilleur moyen d’obtenir la sécurité et de lutter contre la peur qui est au cœur de sa vie émotionnelle. Le type 6 est donc plutôt méticuleux et intraitable face aux normes et il attend la même attitude de la part des autres.

 

Il aime être relié à un groupe bien structuré. Il a tendance à diviser le monde en deux parties avec d’un côté, les bons qui font partie de son groupe, et de l’autre, ceux pour qui il éprouve une certaine méfiance et agressivité. Avec ceux de son groupe, il cherche une relation harmonieuse et est prêt à tous les efforts pour eux. Même s’il peut se montrer loyal, serviable et accueillant, avec son côté mental il prend tout au sérieux et s’avérera plus responsable que chaleureux.

 

Plutôt mental également dans l’action, il peut être un peu rigide et éprouver des difficultés lorsqu’il faut se lancer. Il remet facilement au lendemain s’il n’est pas sûr de ce que l’on attend de lui. Pourtant lorsqu’il faut réfléchir, le mental peut lui jouer des tours. Il attache effectivement beaucoup d’importance au fait de prendre la bonne décision et cela l’amène à se montrer indécis, réservé et toujours en quête de conseils. Le type 6 peut changer d’avis, d’émotion, d’attitude en un court instant. Il arrive d’ailleurs souvent qu’il se contredise. Cela peut étonner ceux qui l’entourent et lui en premier.

 

Acquérir des connaissances, n’est pas sa priorité. En effet, car cela laisse supposer de devoir se remettre en cause et de provoquer une certaine forme d’insécurité. Par contre, il a une relation particulière avec l’autorité. Le type 6 est soumis et extrêmement respectueux de l’autorité et en quête d’un leader fort et loyal. Toutefois cela ne l’empêche pas d’être critique vis-à-vis d’elle, notamment en privé, s’il estime que l’autorité ne répond plus à ses attentes. Ou alors, le type 6 peut carrément être en violente opposition avec l’autorité pour se ranger systématiquement du côté des opprimés.

 

Dans les relations privées, le type 6 est conscient de ses responsabilités et cela passe avant le plaisir. Il est loyal, généreux, souhaite une relation de longue durée mais éprouve toutefois des difficultés à faire confiance à l’autre.

 

Sa passion est la peur…de tout et elle est la conséquence de sa compulsion. Il envisage bien souvent le pire que ce soit au présent, au futur et tout ce qui implique un changement en général. Le type 6 est donc constamment aux aguets face au monde et sur ce que l’on peut attendre de lui. Des fois, il peut braver offensivement le danger lorsque le but est clair pour lui. Son mécanisme de défense (contre les effets négatifs de sa compulsion) est la projection et il attribue aux autres ses propres pensées, ses propres sentiments et attitudes.

 

La désintégration.

Lorsque la compulsion d’éviter la déviance l’emporte, le type 6 devient de plus en plus craintif et peut agir de façon totalement irrationnelle. Il arrive ainsi à provoquer ce qu’il cherche à éviter. Il finit par être de plus en plus dépendant quitte à préférer être maltraité plutôt qu’ignoré. Les aspects négatifs du type 3 (relations entre les types) le guettent s’il poursuit sur cette voie. Il risque fort de devenir hyperactif, menteur, offensif et prétentieux.

 

L’intégration.
La compulsion est maîtrisée alors le type 6 apprend la confiance envers lui-même et les autres. Il se découvre solide, loyal et impliqué et il sait faire preuve de courage qui est la vertu du type 6. En continuant sur le bon chemin, il pourra acquérir les qualités du type 9 (relations entre les types). Indépendant et émotionnellement stable, il noue avec les autres des relations plus vraies et plus nombreuses.

 

 

Le type 7

Quête de diversité et de nouveauté


Le type 7 est caractérisé par une compulsion qui est d’éviter la souffrance morale et physique. C’est pourquoi il cherche en permanence à vivre des choses plaisantes et si possible immédiatement. Pour cela, il cherche à trouver ce qu’il y a d’agréable dans n’importe quelle situation où alors il fait des plans plaisants sur l’avenir, des rêves de bonne fortune.

 

Il souhaite partager avec les autres ses projets réjouissants et également les impliquer. Ainsi, par son charme, il pense éviter tout risque potentiel de souffrances de leur part et contre lui. Certains apprécient cette attitude mais d’autres trouvent cela superficiel et pas très sérieux.

 

Le type 7 veut éviter les conflits. Gai, bavard et foncièrement optimiste, il est toujours là pour remonter le moral, prêt à plaisanter. Il peut ainsi donner une impression de chaleur, pourtant cela reste superficiel. Il a le don pour détourner les conversations lorsque celles-ci ne lui conviennent pas et virer sur des sujets plus amusants. Sinon, il se retirera physiquement ou psychologiquement.

 

Dans l’action, le type 7 fonctionne pareil. Il peut s’impliquer totalement et énergiquement dans une activité qui lui plaît. Ou remettre au lendemain voir abandonner des tâches qui ne lui apportent pas de plaisir. Il préfère avoir le choix et ainsi toujours disposer de la possibilité d’une option plaisante. Il a plein d’idées, exerce plusieurs activités ou étudie plusieurs sujets en même temps. Il est d’une grande curiosité intellectuelle.

 

Il est également un peu rebelle intellectuellement contre les règles, les contraintes qui restreignent ses possibilités de choix. Il a souvent peur de passer à côté de quelque chose et peut alors arrêter une activité en cours. Il a d’ailleurs tendance à changer régulièrement de travail, de relation…

 

Le type 7 peut éprouver un peu de mal à se lancer dans une relation privée car cela l’oblige à limiter ses choix. Il est un partenaire joyeux qui aime partager tout ce qui est agréable dans la vie. Toutefois, il a une certaine tendance au retrait lorsque des difficultés se présentent. Par ailleurs, le type 7 n’aime voir que le bon côté des autres et cela peut lui réserver des surprises plutôt désagréables.

 

La passion du type 7, c’est l’intempérance (conséquence de sa compulsion). Il veut toujours plus de choses plaisantes dans la vie. Ce n’est jamais assez et il s’avère quelques fois incapable de résister à une opportunité plaisante.

 

Son mécanisme de défense contre les effets négatifs de sa compulsion est la rationalisation. Il trouve une justification logique et normale à tout ce qui le dérange dans son comportement.

 

La désintégration.
Si la compulsion l’emporte, la recherche du plaisir devient effrénée. Toujours en mouvement, il est prêt à tout pour obtenir du plaisir et même ignorer les besoins des autres. Le mouvement se poursuit et alors il acquiert les aspects négatifs du type 1 (relations entre les types). Il juge et critique les autres, devient colérique et agressif.

 

L’intégration.
Si la compulsion est maîtrisée, alors le type 7 découvre la tempérance qui est la vertu du type 7. Toujours aussi joyeux mais avec plus de retenue, de mesure, il apprend à aller plus au fond des choses, à réaliser ses projets. Il arrive à se contenter du monde tel qu’il est. En continuant sur cette voie, il acquiert les qualités du type 5 (relations entre les types). Il prend de la distance, ralentit le rythme et réfléchie d’avantage avant d’agir. Il accepte le monde tel qu’il est avec les côtés plaisants et moins plaisants ce qui lui permet de pouvoir s’impliquer d’avantage et s’ouvrir au monde extérieur.

 

 

Le type 8

Quête de pouvoir


Le 8 cherche à montrer constamment qu’il est fort et puissant et il évite ainsi la faiblesse, sa compulsion. Il est en fait persuadé que la vie est une lutte et que les autres sont une menace potentielle. Le moteur de cette lutte, c’est la justice. Il considère en effet, sans en être toujours conscient, que le monde a été injuste avec lui. Devenu adulte, il cherche à rétablir la justice, sa justice.

 

Pour le 8, il y a des justes et des méchants. Les justes, c’est lui et ceux qui sont victimes d’une injustice et qu’il accepte dans son monde. Face à une situation qu'il juge injuste, il fonce énergiquement pour rétablir l’ordre (centre instinctif). Enthousiaste et plein d’assurance, il est convaincu d’avoir un impact sur le monde, sur son monde. Toutefois, si cela ne concerne pas son monde, il peut se révéler totalement indifférent, ne jugeant pas utile d’exercer sa responsabilité ou son pouvoir.

 

Dès qu’il agit, le 8 veut avoir le contrôle. Il aime commander et cherchera par tous les moyens à avoir le pouvoir. Si ce n’est pas lui qui a décidé des règles, il essayera de les transgresser ou de tester le pouvoir en place, lui donnant ainsi l’impression de récupérer une partie du contrôle pour commencer à s’imposer. Pour cela, il sait découvrir instinctivement les faiblesses des gens et il sait évaluer et repérer où se trouve le centre du pouvoir dans un groupe. Au besoin, il s’en servira sans culpabilité (loin du centre émotionnel, la culpabilité est pour lui un sentiment quelque peu étranger).

 

Plus que tout autre type, le 8 est plein d’énergie et souvent on perçoit cette énergie en sa présence. Il maîtrise bien son corps et il est résistant à la douleur. Forcément, il est fier de sa force.

 

Cette énergie qui coule à flot, lui donne un côté impulsif qui ne tolère pas la frustration. Quoi qu’il fasse, il le fait avec excès (nourriture, loisirs…). Sa passion, conséquence de sa compulsion, serait donc la luxure avec son côté excessif dans tous les domaines. D’ailleurs, il n’est pas vraiment diplomate non plus, mais plutôt honnête et prompt à dire les quatre vérités sans précaution ni hésitation. Il adore dire « non » mais acceptera difficilement que l’on le lui dise ("non") quitte à chercher à faire changer d’avis !

 

Pour le 8, c’est tout ou rien, pas de demi-mesure. C’est blanc ou noir, juste ou injuste. Lorsqu’il a l’impression de perdre le contrôle, il pourra s’exprimer de manière violente et cela même quelques fois pour un rien. Le sentiment de colère est caractéristique du 8 et il la manifeste souvent et fortement.

 

Souvent solitaire, il cherchera aussi le pouvoir dans ses relations privées et mettra du temps pour être à l’aise dans l’intimité. Il exprime peu de sentiments car il en ressent peu. Son affection se traduira plutôt par la possessivité et le côté fusionnel. En effet, les sentiments et les émotions sont pour lui un signe de faiblesse. Il niera fermement toute souffrance, tout besoin émotionnel.

 

La désintégration.
Si la compulsion « d’éviter la faiblesse » l’emporte, il devient de plus en plus agressif, arrogant et dictateur. Il cherche en permanence des ennemis et les trouve. Il a une image de lui grandiose et irréaliste. L’échec devient pour lui une violente humiliation difficile à vivre qu’il cherchera à nier quitte à se venger, croyant lutter pour la justice qui n’est autre que sa justice. Si la compulsion se poursuit, alors il connaîtra les aspects négatifs du type 5 (relations entre les types). C’est-à-dire, isolation et avarice (se prive de tout et des autres). En réalité, il a de moins en moins le contrôle, il se sent de plus en plus en danger et ne sait pas comment s’en sortir.

 

L’intégration.
Lorsque le 8 arrive à maîtriser sa compulsion à vouloir éviter la faiblesse à tout prix, il peut devenir un leader apprécié. Il trouve l’équilibre entre le besoin de maîtrise et de soumission. Il trouve courage, confiance en soi et aide les autres. L’excès qui était sa passion, laissera place à la vertu du type 8 qui est la simplicité. En continuant sur cette voie, il connaîtra les aspects positifs du type 2 (relations entre les types) qui sont l’humilité et l’amour. C’est l’ouverture complète au monde des émotions en toute confiance et en toute innocence. C’est l’ouverture complète aux autres. En aimant les autres, il sera finalement aussi aimé pour ce qu’il est. Sans doute ce qu’il cherchait depuis le début.

 

 

Le type 9

Quête de tranquilité


Le type 9 va chercher à éviter les conflits qui est sa propre compulsion. Pour cela, il va chercher la paix intérieure et extérieure en se persuadant que rien n’a vraiment d’importance. Il réprime un peu son centre instinctif ce qui fait qu’il a du mal à agir et il a d’ailleurs une forte tendance à remettre au lendemain. Par ailleurs, sa passion (conséquence de sa compulsion) est la paresse. Il a souvent besoin d’une impulsion extérieure pour se mettre au travail. Une fois lancé, il aura du mal à distinguer les priorités car aucune, à ses yeux, n’a plus d’importance qu’une autre.

 

Le 9 a également tendance à privilégier le statut quo, évitant ainsi la nouveauté et la prise de décision jugées comme sources potentielles de conflit. S’il doit bouger malgré tout, il le fera lentement en prenant les précautions qui s’imposent pour éviter les conflits.

 

Autant il arrive à ressentir une paix intérieure, autant le 9 va chercher à trouver la même paix à l’extérieur. Il souhaite effectivement l’harmonie entre l’intérieur et l’extérieur. Il cherchera donc toujours à trouver un accord et à s’entendre avec les autres. Pour s’intégrer socialement, il est prêt à y mettre de l’énergie malgré sa passion (la paresse). Il fusionne avec les autres et sait ce qu’ils veulent. Cela au point qu’il n’arrive plus toujours à distinguer ses propres besoins de ceux des autres. Pour éviter les conflits, il aura d'ailleurs souvent tendance à satisfaire ceux des autres avant tout.

 

En groupe et surtout lors d’un conflit, le 9 restera à distance, préférant observer sans émettre d’opinion tout en gardant son calme. Si le conflit perdure ou s’il risque de devoir s’impliquer, il pourrait préférer se retirer.

 

L’introspection n’est également pas son truc car il y a risque de découverte de conflits intérieurs. Il ne se trouve d’ailleurs ni qualités ni défauts. Vu de l’extérieur, le 9 semble peu spontané et peu naturel.

 

Comme pour son centre instinctif qu’il réprime, il refoule également la colère. Même si cette colère est présente continuellement, il la manifeste très rarement. Peut-être inconsciemment, il exprimera cette colère plutôt par son inertie, son silence et en ne répondant plus aux sollicitations et aux désirs des autres.

 

En privé, il utilise sa capacité fusionnelle et met l’autre au centre de sa vie. Souvent, il connaîtra mieux les désirs de ses proches que les siens. C’est d’ailleurs eux qui le stimulent et le poussent à agir.

 

Un mécanisme de défense pour éviter les conflits et trouver la paix (contre les effets négatifs de sa compulsion) est la narcotisation (anesthésie). Tabac, nourriture, télévision, collection… remplacent ses propres besoins qu’il ne connaît pas.

 

La désintégration.
Lorsque la compulsion « d’éviter les conflits » l’emporte, le 9 devient de plus en plus indolent et négligent, insensible et mou. C’est la fuite du contact avec le monde réel voire sa dénégation. Il se dissocie du monde et de ses émotions. Si le mouvement se poursuit, il acquiert les aspects négatifs du 9 (relations entre les types). Il devient progressivement peureux et craintif, terrorisé par la moindre activité ou responsabilité. Il devient dépendant d’une aide extérieure.

 

L’intégration.
Si le 9 maîtrise sa compulsion « d’éviter les conflits », alors il trouve l’indépendance et l’union entre lui et le monde extérieur. Sa stabilité et son optimisme sont pour les autres une source de bien-être et d’apaisement. Le 9 est devenu un médiateur et pacificateur. En poursuivant son évolution, il pourra acquérir les aspects positifs du 3 (relations entre les types). Développant alors une véritable capacité à agir et à mener des projets à bien, il se monte plein d’énergie et d’initiative. Il trouve sa place face aux autres sans agressivité.

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